Précédentes campagnes de restauration

Cela fait plusieurs années que la commune de Chaponost œuvre à la mise en valeur de l'aqueduc du Gier et plus particulièrement sur le site du Plat de l'Air par différentes actions.

Mettre en valeur l'aqueduc

Depuis une dizaine d'années, la commune de Chaponost œuvre à la mise en valeur de l'aqueduc du Gier et plus particulièrement sur le site du Plat de l'Air.
La commune a notamment acquis les terrains situés au pourtour de l'aqueduc, ce qui lui a permis de décaler la route des Pins qui longeait autrefois le monument et d'aménager un cheminement piéton tout le long de l'enfilade des arches (travaux réalisés en 1999).
Un parking pour voitures et cars a également été aménagé en bordure de la nouvelle voie pour améliorer l'accueil des visiteurs.
Depuis 1994, la protection et la mise en valeur de l'aqueduc passait par une programmation annuelle de travaux de restauration consistant plus précisément à supprimer la végétation envahissante, et à consolider la structure de l'aqueduc sur le site du Plat de l'Air.
Cette programmation était effectuée en collaboration avec le Service Départemental de l'Architecture et du Patrimoine et les travaux réalisés par une entreprise spécialisée dans la restauration de monuments historiques.

Une convention de mécennat avec la Fondation du Patrimoine et la Fondation Total

Fin 2007, la commune a signé une convention de mécénat avec la Fondation du Patrimoine et la Fondation TOTAL pour la restauration et la mise en valeur de l'Aqueduc du Gier situé au Plat de l'Air. La commune a obtenu une subvention de 300 000€ HT.
L'étude préalable réalisée par le cabinet d'architecte Didier REPELLIN en 2008, a permis de définir un cahier des charges de restauration.
La subvention octroyée à la commune par la Fondation TOTAL a permis d'engager des travaux sur 6,5 arches entre la route des Aqueducs et la Vieille Route et 5,5 arches situées en face du parking des visiteurs du Plat de l'Air, soit un total de 12 arches.
Les travaux se sont achevés à la fin de l’été 2010.

Afin d’approfondir les connaissances sur le monument, deux archéologues sont intervenus pendant une vingtaine de jours durant la première phase du chantier de restauration.
Le résultat de ces travaux est le fruit d’une collaboration étroite entre les architectes, les archéologues, le contrôleur de travaux et les ouvriers de l’entreprise Comte. Les archéologues de la société Archeodunum ont permis de mieux comprendre comment l’aqueduc a été construit par les gallo-romains et de faire en sorte que les travaux ne compromettent pas la lisibilité structurelle du monument. Ils ont également découvert l’emplacement d’un regard (puits permettant l’entretien du canal), non répertorié jusqu’à présent, par l’unique présence d’une pierre de parement réticulé disposée d’une certaine façon ! Le travail des ouvriers a été guidé par le rendu que voulaient obtenir les architectes. Ils ont expérimenté ensemble les matériaux pour se rapprocher le plus possible des matériaux d’origine (finesse et couleur du mortier, pierre du parement réticulé, composition et cuisson de la brique…) et corrigé leurs gestes lorsque c’était nécessaire (taille des pierres du parement réticulé et chaînage d’angle).