L'Aqueduc du Gier
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L'aqueduc romain du Gier a été édifié sans doute au Ier siècle de notre ère. Amenant les eaux du Gier depuis Saint-Chamond (Loire), l'aqueduc contribuait à l'alimentation en eau de la ville de Lugdunum.
Long de soixante quinze kilomètres, il traverse vingt-trois communes : onze dans la Loire et douze dans le Rhône.
Cet ouvrage hydraulique de grande technicité s'étend sur sept kilomètres sur la commune de Chaponost, apparaissant à l'air libre sous forme d'arches ou de mur (sites du Plat de l'Air, du Guichardet, du Garon, de la Colombe et de la Gagère) ou encore de réservoirs de chasse (site du Plat de l'Air) et de fuite (site de la Gagère), ou passant sous terre (notamment site de la Madone).
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L'aqueduc du Gier est atypique de par le parement réticulé qui le couvre.
En effet, l'utilisation de ce parement est unique en France, son usage étant peu répandu en dehors de l'Italie Centrale et Méridionale. Le parement réticulé se compose de petites pierres à face carrée, posées sur l'angle, les joints inclinés à 45 degrés. Des arases à double rang de briques rythment l'élévation des piles des arches. Aux angles de ces dernières, le parement réticulé est limité par des chaînes de pierres taillées et assisées à l'horizontale.
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Il est exceptionnel de par l'alignement de quatre-vingt douze arches dont soixante douze sont encore visibles dans toute leur élévation sur plus de 550 mètres de long. Cet alignement s'achève par le réservoir de chasse d'un siphon et les quatre arches du rampant. Le siphon est une conduite forcée qui permet de franchir une vallée trop profonde. Cette conduite fonctionne selon la loi des vases communicants.
Le site du Plat de l'Air figurait dans la première liste des Monuments Historiques proposé par Prosper MERIMEE en 1840. Le réservoir et le rampant du siphon du Plat de l'Air ont été classés au titre des Monuments Historiques en 1900. Les arches du Plat de l'Air ont été inscrites à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis le 18 février 1991. Les abords de l'aqueduc du Plat de l'Air font partis d'un site inscrit.
Depuis une dizaine d'années, la commune de Chaponost œuvre à la mise en valeur de l'aqueduc du Gier et plus particulièrement sur le site du Plat de l'Air.
La commune a notamment acquis les terrains situés au pourtour de l'aqueduc, ce qui lui a permis de décaler la route des Pins qui longeait autrefois le monument et d'aménager un cheminement piéton tout le long de l'enfilade des arches (travaux réalisés en 1999).Un parking pour voitures et cars a également été aménagé en bordure de la nouvelle voie pour améliorer l'accueil des visiteurs.
Depuis 1994, la protection et la mise en valeur de l'aqueduc passait par une programmation annuelle de travaux de restauration consistant plus précisément à supprimer la végétation envahissante,et à consolider la structure de l'aqueduc sur le site du Plat de l'Air.
Cette programmation était effectuée en collaboration avec le Service Départemental de l'Architecture et du Patrimoine et les travaux réalisés par une entreprise spécialisée dans la restauration de monuments historiques.
Fin 2007, la commune a signé une convention de mécénat avec la Fondation du Patrimoine et la Fondation TOTAL pour la restauration et la mise en valeur de l'Aqueduc du Gier situé au Plat de l'Air. La commune a obtenu une subvention de 300 000€ HT.
L'étude préalable réalisée par le cabinet d'architecte Didier REPELLIN en 2008, a permis de définir un cahier des charges de restauration.
La subvention octroyée à la commune par la Fondation TOTAL a permis d'engager des travaux sur 6.5 arches entre la route des Aqueducs et la Vieille Route et 5.5 arches situées en face du parking des visiteurs du Plat de l'Air, soit un total de 12 arches. Ces travaux s'achèveront cet été.
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La porte du château
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La porte de l'enceinte et une portion des fossés sont les seuls témoignages subsistant du château médiéval de Chaponost. Son emplacement actuel est occupé par les places Maréchal Foch et du 8 mai 1945. Le château était manifestement composé d'une enceinte fortifiée de moins de 40 mètres de côté abritant une église, des bâtiments seigneuriaux et quelques maisons. Il était entouré d'un fossé en eau, alimenté par une source du Merdanson. Un pont-levis franchissait ces fossés au nord-est, donnant accès à la porte principale du château.
La porte médiévale restaurée est le seul vestige du château encore en élévation. Elle serait caractéristique de la période allant du XIV ème au XVI ème siècle. Elle se compose d'une moulure convexe des piédroits qui pénétre la moulure concave de l'arc brisé.
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Eglise et son trésor
D'inspiration romano-byzantine, l'église a été construite en 1891 par Sainte-Marie-Perrin, collaborateur de l'architecte Bossan qui édifia la Basilique de Fourvière.
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Orientée à l'ouest, l'église est en partie construite en pierres de taille d'origines diverses et notamment de Villebois. L'édifice présente un plan basilical à trois vaisseaux de quatre travées, plus une travée de chœur constituant un faux transept et une abside en cul-de-four. Deux tourelles à pans coupés coiffées de coupoles encadrent la façade. Le clocher, d'une hauteur démesurée, surplombe l'ensemble.
Depuis 1905, date de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, la commune est propriétaire des biens mobiliers religieux (objets liturgiques, meubles) et immobiliers (cure, église). De ce fait, elle en assure l'entretien, la rénovation et la préservation.
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Le nombre d'objets liturgiques s'est étoffé en septembre 2003 grâce à la généreuse donation d'un collectionneur. La commune, en partenariat avec l'association paroissiale, a donc décidé d'exposer cette somptueuse collection dans une vitrine forte dans l'église.
> L'église est ouverte au public tous les jours de 10h30 à 17h00.
Ainsi, vous pouvez pénétrer dans l'édifice afin d'y admirer son architecture mais également le chemin de croix, le trésor et quelques pièces maîtresses comme les fonds baptismaux (IVème-Vème siècle), le tableau du Christ aux Outrages ou celui du Christ sur la Croix.
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Lavoir communal
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Ce bâtiment, construit en 1881, représente le témoignage d'une activité autrefois importante sur la commune : la blanchisserie. Cette activité disparue, le lavoir a subi quelques transformations architecturales (ensablage du bassin, espace entièrement clos …) et a servi d'entrepôt pendant des années aux services techniques municipaux. C'est dans le cadre de la restructuration du centre bourg et notamment de la création d'une voie reliant la rue Martel au Boulevard Reydellet que la commune a souhaité redonner son aspect originel au lavoir public.
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Maison 55/57 avenue Paul Doumer
En décembre 2000, la commune de chaponost a acquis une grande propriété située au centre du village. Cette propriété était constituée d'un vaste terrain, d'un corps de logis principal et de dépendances (grange, poulailler). Une cour de ferme sépare le bâtiment d'habitation du bâtiment agricole. La façade sur cour de la maison est composée d'une grande loggia rappelant l'architecture des maisons de vigneron. Son espace est entièrement occupé par un escalier menant du rez-de-chaussée au premier étage. Elle se caractérise également par la présence de fenêtres de différentes époques, du 17 ème au 19 ème siècle correspondant à l'évolution du bâti au fil des siècles. A l'origine, il s'agissait d'une maison noble. Au 18 ème siècle, le curé Pierre Giraud loua puis acheta cette propriété pour y loger. A la fin du 18 ème siècle, le curé fit don à la commune de la partie arrière de la maison, qui abrita les premières salles municipales. Revendue quelques années plus tard, c'est sans doute au 19 ème siècle, avec la construction du bâtiment agricole, du poulailler et la modification de certaines ouvertures que la propriété est devenue une ferme jusqu'à ces vingt dernières années.
En 2004, le vaste terrain rattaché à cet ensemble a été revendu à un promoteur privé et à un aménageur public pour la réalisation de 3 bâtiments collectifs dont un destiné aux logements sociaux. La commune a conservé la partie bâtie en front de l'avenue Paul Doumer dans le but d'y créer des locaux à destination des associations. Le projet de réhabilitation comprend l'aménagement de la grange actuelle, la réhabilitation du rez-de-chaussée de la partie gauche de l'habitation et la transformation de la cour en un lieu de passage ou de halte dans le cadre d'exposition en extérieur. Toutes ces structures contribueront ainsi à l'animation du quartier. La partie droite de l'habitation, présentant peu d'intérêt architectural, est en cours de vente. Son rez-de-chaussée sera occupé par un local commercial.
Le pont de chêne
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La route de Lyon à Saint-Symphorien-sur-Coise était à l'origine une voie romaine secondaire avec un passage à gué permettant de traverser le ruisseau du Chêne.
En 1844, les maires de Francheville et de Brindas, avec l'accord de la municipalité de Chaponost, prennent la décision de construire un pont d'une hauteur de 4 m sur 6 m de large avec des matériaux de pays pour le gros œuvre et en pierres dorées du Beaujolais pour la couverture.
En 1933, les modifications du tracé de la route départementale et la construction d'un nouveau pont laisse tomber l'ancien dans l'oubli.
En 1998, l'association des Amis du Vieux Pont de Chêne, réunissant des amoureux du patrimoine de Brindas, Francheville et Chaponost, va lancer la réhabilitation du pont en confiant les travaux à la Fédération Compagnonnique des Métiers du Bâtiment.
L'association des Amis du Vieux Pont de Chêne a reçu le 3ème prix de la valorisation du patrimoine du Conseil Général du Rhône pour son action.
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Les cabanes ou loges
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La grande dispersion du sol sur la commune de Chaponost, réparti en cultures céréalières, vignes, prés et bois, avait eu pour effet un important morcellement des propriétés. Après la Révolution, le nombre des petits propriétaires a fortement augmenté. Pour faciliter leur tâche dans des parcelles souvent éloignées de leur habitation, beaucoup ont alors construit des petits bâtiments rudimentaires. Ces derniers leur permettaient de s'abriter en cas d'intempérie, de prendre leur repas à l'abri du soleil ou de la pluie et de stocker leurs outils.
Les cabanes sont encore très nombreuses sur la commune (58 recensées).De plan rectangulaire et couvertes de deux pans de toit, elles sont quelque fois en pierre, souvent en pisé, crépi ou non crépi. Les plus récentes sont en moellons de ciment ou de mâchefer. Cinquante pourcent d'entre elles n'ont qu'une porte pour ouverture. Certaines ont parfois une petite fenêtre sur un des côtés.
télécharger le plan de repérage (pdf)
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Les murs peints
La commune de Chaponost se caractérise par la présence de trois murs peints :
- le bâtiment de la gare, transformée en 1996 en antenne locale de la Médecine du Tavail, a été mis en valeur par la réalisation d'un trompe-l'œil sur ses murs. Cet ensemble, réalisé par Vincent DUCARROY, constitue une entrée originale de Chaponost,
- le gymnase est orné d'une peinture murale exécutée en 1997 par Vincent DUCARROY et Mireille PERRIN. Elle représente une palette des sports qui peuvent être pratiqués à l'intérieur du bâtiment,
- le mur de la place Georges Clémenceau, peint en 2000 par Vincent DUCARROY, rappelle la fontaine qui se trouvait à cet endroit précis en 1900.
LIENS AVEC :
OT de la Vallée du Garon : www.ccvalleedugaron.fr/tourisme
Mail: oti.valleedugaron@orange.fr
Département du Rhône : www.rhone.fr
Musées archéologiques de Saint-Romain-en-Gal et de Lyon Fourvière : www.musee-gallo-romain.com
L'Araire : www.araire.org
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